Un rêve irréalisable ?


Il y a deux ans, je me suis lancé, je me suis inscrite à la fac de médecine de Montpellier. Après de nombreuses remises en question, sur ce que je voulais vraiment faire de ma vie professionnelle. Pendant quelques années j’ai été une vraie girouette.

Lors de ma terminale en BAC ST2S, je pensais avoir trouvé ma voie. Je voulais être technicienne de laboratoire. Puis j’ai changé d’avis, mon lycée proposait un DTS imagerie médicale et radiothérapeutique. J’ai fait un dossier, il n’a pas été accepté. Malgré mes bonnes notes en physique chimie et en biologie, mon manque d’assiduité m’a fait défaut. C’était une année très difficile pour moi que ce soit sur le plan psychologique que physique.

En un an je me suis fait mettre à la porte par ma belle mère alors que je venais d’emménager 2 mois avant pour me rapprocher de Christophe, à 500 km de chez moi. J’ai mal été accueilli par ma nouvelle classe. J’ai alors enchaîné gastrite sur gastrite. Je faisais croire à Christophe que j’allais au lycée, alors que je resté toute la journée dans mon lit, dans le noir à regarder la télé. Je pense que je me suis voilé la face longtemps mais avec le recul j’étais devenu dépressif …

Puis de vieilles douleurs sont revenues. Cet accident de voiture que j’avais eu 13 ans avant, j’ai de nouveau connu la douleur de cet accident. Il me restait des morceaux de verres dans le front que le chirurgien n’avait pas retiré à l’époque. 13 ans après ces petits morceaux de verres m’ont fait beaucoup souffrir. Fallait que ça tombe l’année de mon bac …. J’ai du être mise sous codéine en attendant de me faire opérer. Le post-op n’a pas été facile à vivre ….

Comme si ça ne suffisait pas de vieux souvenir ont refait surface. Une femme, un homme, un inceste, des attouchements … Je suis partie 2 semaines dans ma famille, ça a bouleversé beaucoup de monde. J’ai encore manqué les cours… J’ai déposé une plainte, qui fut classée sans suite ….

Enfin bref, beaucoup de choses m’ont fait manquer le lycée. Mes grands parents se sont battu pour moi, pour expliquer ma situation. Mais non, ça n’a rien changé ….

J’ai du coup essayé de passer le concours d’infirmière, j’ai échouée.

Je me suis tourné à nouveau vers la profession de manipulateur en éléctroradiologie. J’ai passé le concours, j’ai échouée. Je me suis inscrite dans une prépa pour cette fois ci préparer ce concours. Mais j’ai finalement abandonné (cause grossesse….).

Puis après mes grossesses, je me suis rendu compte que c’était le domaine de la maternité qui m’attirait le plus.

Sage femme est un rêve de gamine, mais qui pour moi c’était une profession inaccessible. Cette première année de médecine m’a toujours rebutée. Il y a une telle compétition entre les étudiants, un telle pression, une telle charge de travail… Impossible pour moi.

Alors j’ai cherché des alternatives pour travailler au près des futures mamans et jeunes mamans. D’abord j’ai pensé à passer le concours d’auxiliaire puericultrice. Puis j’ai vu passer une annonce sur la formation d’accompagnante à la naissance (Doula). Je me suis dit que c’était une bonne alternative pour moi. Je me suis alors renseigner sur la formation.

Puis un matin, j’ai eu le déclic. J’étais encore dans mon lit, à me renseigner sur cette profession. Quand un ami est venu me parler, il pensait avoir trouvé une école de sage femme en France qui ne passait pas par la première année de médecine. Il s’était trompé, il s’est excusé car du coup j’étais déçu. C’était comme remuer le couteau dans la plaie, je ne serai jamais sage femme. Mais grâce à lui j’ai pris du recul.

Et là, je me suis demandé ce que je voulais vraiment. Je me suis posé les vraies questions sur ce qui pourra m’épanouir complètement dans ma vie professionnel. Ce que je voulais c’était être au coeur de l’action. Aider les femmes à accoucher, accompagner les futures mamans durant leur grossesse, mais aussi avant la grossesse pendant leur désire d’essayer d’avoir un bébé. Et l’après accouchement, être là pour les guider, que ce soit dans la reconstruction de leur intimité, accompagner et conseiller l’allaitement.

Ce que je veux c’est entendre une future maman me hurler dans les oreilles car elle n’aura pas eu le temps d’avoir la péridurale. Avoir les pieds qui baignent dans le liquide amniotique. Voir tout les jours le miracle que la vie nous offre, autant dans l’évolution du bébé dans le ventre de sa mère, le voir sentir grandir chaque mois juste en touchant le ventre alors que la base même de ce bébé n’est que deux simples cellules microscopiques. Voir cette rencontre tant attendu par les parents de leur bébé, ressentir cette vague d’émotion !

C’est ça que je veux !

Alors j’ai pris m’on courage à deux mains, et je me suis inscrite sur admission post bac. Le jour où j’ai reçu la réponse de la fac, me disant qu’une place m’était accordée, j’ai pleuré de joie en disant à voix haute « Je vais être sage femme ».

Tu sais maintenant que la première fois fut compliqué avec ma quatrième grossesse, mais je ne veux rien lâcher alors je recommence.

C’était sans compter sur les difficultés que j’ai rencontrées avec mes enfants, un enchaînement de maladies, des jours à ne pas pouvoir travailler car la priorité c’est d’abord eux. Puis le retard s’accumule mais je ne lâche rien.

Mais …

Les partiels sont le 20 décembre, ce premier classement aura déjà une importance.

J’ai beau revoir et revoir certains cours, je n’arrive pas à les intégrer notamment la physique, cette multitude de formulaires à apprendre par coeur et a savoir mettre en application. C’est très difficile.

Vais-je y arriver ? J’essais de me motiver le plus possible, j’essais de me rappeler pourquoi je veux faire ça, mais c’est dur !

Est-ce que finalement cela ne va rester qu’un rêve irréalisable ?

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