« C’est une crise d’angoisse » – Mauvais diagnostic !!!

Si vous avez suivi mes péripéties médicales dans mes story, alors vous savez de quoi je vais vous parler. Pour celles et ceux qui n’ont rien vu, je vous explique comment mon médecin généraliste et une des internes des urgences de Carpentras ont été complètement à coté de la plaque….

Tout a commencé le 15 mars. Je me suis réveillée vers minuit, des douleurs dans le haut du dos. Sur le coup je pensais que c’étais des douleurs musculaires. Je tourne et retourne dans mon lit, ca ne passe pas. impossible de trouver une position où je suis bien. Je décide de me lever et d’aller me mettre contre le radiateur de salle de bain. J’aurai pu aller sous la douche, mais à ce moment là je n’avais absolument pas envie de sentir de l’eau couler sur moi.

Plus le temps passe plus les douleurs sont de plus en plus fortes. Au bout d’un moment je commence à avoir une barre dans le haut du ventre. Je cherche toujours une position, mais impossible. Je commence à faire des allers-retours entre mon canapé et le chauffage de la salle de bain, tant bien que mal car j’ai du mal à marcher. Je finis par aller aux toilettes pour vomir. Je me dis alors que c’est peut-être le mcdo de la veille …. Je vais me recoucher, en pensant qu’après avoir vomi ça irait mieux, mais non. Je me relève, je retourne contre mon chauffage. Je ne sais absolument pas ce qui m’arrive. Chéri se lève, et voit que je ne vais pas bien du tout. Il me demande s’il veut qu’il appel les pompiers et je lui réponds que non ça va passer. Je vais vomir une seconde fois.

Je continue de faire des allers-retours entre salle de bain et canapé (je ne veux pas embêter chéri). Plusieurs fois, chéri vient me voir et me demande si je veux qu’il appel les pompiers, je finis par dire oui car c’est de pire en pire. Je précise que j’ai pris un ibuprofène 30 minutes avant, et ça n’a absolument rien fait. Il appel vers 3h15, il avait la voix toute tremblante …. Il appel ensuite ma mère pour qu’elle vienne garder les enfants, car la femme du SAMU a refusée de nous envoyer une ambulance car ce n’était pas une urgence. En me voyant, et parce qu’elle a déjà eu ça, elle pense directement à une colique hépatique.

On se rend aux urgences, j’estimais être à 7 sur 10 sur l’échelle de la douleur, irradiation dans le haut du dos, douleur amplifiée à chaque inspiration, barre dans le haut du ventre, qui ne passe pas malgré avoir vomi… On me prend rapidement en charge, et mon me met sous antidouleur et vogalen, puis j’aurai aussi une ampoule d’acupan. L’interne passe, me pose une multitude de questions. Puis revient avec un bilan sanguin tout à fait normal. Elle me fera faire une radio du thorax à cause de mes douleurs en respirant, qui elle aussi est revenue normale. De ce fait, elle a retenue du coup seulement les vomissements, même si l’infirmière lui a rappelée que j’avais une douleurs irradiante dans le haut du dos, et le mcdo… Je suis ressorti à 9h avec une ordonnance pour une indigestion.

Insatisfaite par ce diagnostique, car je savais très bien que non ce n’en n’était pas une, je vais voir mon médecin la semaine d’après pour avoir son avis (pas eu de rdv avant). Donc je lui explique tout, lui montre mon bilan sanguin. Et là il me dit que en effet c’est peut-être une indigestion, mais si ça récidive, il me fera faire des examens plus poussés. Je ressors toujours aussi insatisfaite …

Un mois et demi plus tard, rebelotte. Ca recommence, On est sur le canapé, pas loin de 22h, en train de manger ma glace et là je sens des douleurs dans le dos. je commence à bouger d’un côté puis d’un autre, je reconnais la douleur, ça revient. J’essais d’aller me coucher, et là je sens que sous mes côtes à droite c’est tout enflé. Cette barre dans le haut du ventre revient. Minuit, Chéri rappel ma mère pour qu’elle garde les enfants.

J’ai expliqué à l’infirmière que j’étais déjà venue il y a quelques semaines pour ces douleurs, et qu’on m’avait dit que c’était une indigestion. Pour elle c’était clairement pas une indigestion. Elle m’a fait patienter en salle d’attente. Mais la prise en charge a été trop longue, à 2h30 j’ai dit à Chéri qu’on rentrait et que j’irais voir mon médecin. Marre d’attendre, la porte était en plus grande ouverte à cause du covid, il faisait froid… Enfin bref. La crise sera complétement passée en début d’après midi seulement.

Je vais voir mon médecin le lendemain, enfin son interne, en entrant dans le cabinet il m’a dit « Je suis là mais pas là »… Okaaay !!!!

Et là, je crois que j’ai eu pire que l’indigestion ! Donc l’interne s’est basé sur les résultats de mon bilan sanguin que j’avais fait la première fois aux urgences. Il s’est également basé sur le fait qu’après la crise je n’ai plus eu aucune douleur. Et de là, il m’a regardé et m’a poser des questions « Vous allez bien ? Ca se passe bien à la maison ? Vos enfants vont bien ? Votre mari n’est pas violent avec vous ? Vous n’êtes pas victime de toutes violence que ce soit ? etc etc » NAN NAN NAN NAN ET NAAAAAN !!!! Tout va bien !! « Pour moi vous avez fait des crises d’angoisse »

PARDON ????? Moi faire une crise d’angoisse ???!!

Je veux bien que mon mariage à ce moment là me mettais les nerfs à rude épreuve, mais pas au point d’en faire une crise d’angoisse !

Il a demandé l’avis de mon médecin quand même et il lui a répondu « J’ai rien à ajouter de plus ». Bon et bien comment dire que je ne suis toujours pas convaincu ???!

Du coup en sortant, je prends directement rendez-vous avec le médecin que je vais voir pour mes enfants. Je l’a verrai 10 jours plus tard.

Je lui explique tout de A à Z. Les urgences, le bilan sanguin normal, la radio normale, l’indigestion et la crise d’angoisse. Et elle, elle m’a enfin écouté, elle m’a pris correctement en charge ! Elle m’a prescrit une échographie directement !

Trois jour après, rebelotte, nouvelle crise. Le lendemain, je vais faire mon échographie et rien qu’en lui expliquant mes crises elle savait directement ce qu’elle allait trouver. Et bingo, un calcul biliaire de 2 cm !

Quatre jours après nouvelle crise, une le matin, et une autre l’après midi…., J’ai de plus en plus et de plus en plus fréquemment.. Des amis sont venus passer le week-end à la maison. Le lendemain, Chéri avait prévu de faire des travaux. Et bien il a du changer de programme. J’ai amener les enfants à l’école et sur le trajet, ces douleurs reviennent. Chéri m’a amené aux urgences sans attendre. C’étais la plus grosse crise que j’ai eu, je pleurais tellement la douleur était insupportable ! Niveau 10/10 sur l’échelle de la douleur ! On m’a pris directement en charge. Impossible de m’assoir ou de m’allonger. J’en ai vomi plusieurs fois. Le médecin urgentiste a pris peur en venant me voir tellement j’étais blanche. Mon bilan hépatique n’était pas bon du tout.

Il aura fallu que quelques heures se passent avant que je puisse m’allonger sans avoir mal. Quand j’allais mieux et que j’ai pu enfin sortir, le médecin m’a donner les coordonnées de deux chirurgiens viscéral de l’hôpital. En arrivant on a directement appeler pour prendre rendez-vous. Nous étions fin mai, et elle m’a donné un rendez-vous seulement pour le 30 juin. Je me suis doucement énervé en lui expliquant que là il était hors de question que je reste dans cette état encore plus d’un mois ! Elle m’a trouvée un autre créneau pour le 18 juin, et m’a expliqué de pas comprendre pourquoi le médecin urgentiste n’a pas appelé lui même pour avoir un rendez-vous plus rapide.

De là, nous sommes aller voir mon médecin, elle n’était pas là, sa secrétaire ma donner un rdv pour le surlendemain car le mardi elle n’était pas là non plus.

C’est mercredi 26 mai, je lui explique la situation, la violence de la dernière crise, et que je peux pas attendre le 18 juin pour avoir que le premier rdv avec le chirurgien. Sa secrétaire m’envoie un mail dans l’après midi pour me dire que j’ai rendez-vous le lundi 31 mai avec un chirurgien à Urbain V.

Le rendez-vous à lieu, la libération ! Et pour lui la première crise, même si mon bilan sanguin était totalement normal, les douleurs que je lui ai expliqué, c’était celle de la colique hépatique sans aucun doute. Il n’en croyait pas ses yeux quand on m’a sorti que c’était d’abord une indigestion ou une crise d’angoisse…. Après ma dernière crise, pendant 3 jours j’ai eu des urines extrêmement sombres, limite marron, signe que le foi a souffert lors de la dernière crise. Mais il a été rassuré quand ça a disparu au bout de quelques jours.

Le 8 juin, c’était la date de mon opération ! J’ai du faire un bilan hépatique 3 jours avant l’opération, mon foi commençait à montrer des signes d’inflammation.

Nous sommes le 8 juin, je suis descendu au bloc opératoire vers 16h, et je me ferais opérer vers 17h. A 20h je remonte en chambre, pour une fois je ne ressens de pas gène causé par l’intubation.

Mais enfin, je n’aurai plus ces douleurs !

Ecoute-toi ! Ecoute toujours ton instinct, que ce soit pour toi, pour tes enfants ou pour ton entourage. Si tu as le sentiment que ça ne va pas, demande d’autres avis, ne te focalise pas sur une seule personne et sur ce qu’elle croit penser, malgré de nombreuse années d’études. J’en suis la preuve, il aura fallu que je vois 4 médecins, pour qu’un d’eux prenne la peine de vouloir chercher malgré un bilan sanguin normal.

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